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Qu’est-ce qu’un champignon?

Le monde méconnu des champignons

par Yves Lamoureux

Les champignons ont été longtemps associés au diable et à la sorcellerie. Aujourd’hui encore, ils sont considérés par bien des gens comme des organismes nuisibles. Qui ne s’est pas fait dire au moins une fois : « ce sont des champignons, n’y touche pas » ? Cela s’explique en partie par le fait que certaines espèces vénéneuses leur ont valu une mauvaise réputation. Cependant, ce que bien peu de personnes savent, c’est qu’ils jouent des rôles fondamentaux dans les divers écosystèmes et que sans leur aide, les plantes et les arbres auraient beaucoup de difficultés à survivre.

Qu’est-ce qu’un champignon?

Ce que l’on appelle communément champignon n’est en fait que la partie visible d’un organisme plus complexe. En effet, les champignons que nous voyons subitement apparaître sur les pelouses ou en forêt ne sont que des fructifications produites par leur appareil végétatif. Celui-ci, que l’on nomme mycélium ou blanc de champignon, est composé de minuscules filaments blanchâtres. Peu importe l’endroit où l’on voit pousser des champignons, ces derniers proviennent toujours de leur mycélium qui vit dans divers substrats tels l’humus, le bois pourri, l’écorce des arbres, etc. Lorsque l’on récolte des spécimens, on n’enlève que la partie fertile ; le mycélium continue à vivre et on peut donc retrouver des champignons exactement au même endroit tous les ans à la même époque, si les conditions météorologiques le permettent.

Les fructifications servent uniquement à la reproduction. C’est grâce à leurs spores, comparables aux graines des plantes, que les champignons peuvent voyager et se trouver de nouveaux habitats favorables. Chez le champignon de forme typique, les spores sont produites sur la surface inférieure du chapeau (tête). Fermé au stade juvénile, le chapeau s’ouvre et s’étale à maturité, de manière à ce que ses spores puissent se disperser dans l’air. Lorsque les spores aboutiront dans un endroit propice et que les conditions météorologiques seront bonnes, elles pourront germer et produire ainsi un nouveau mycélium.

Pour qu’un champignon puisse fructifier, il devra d’abord y avoir une rencontre entre deux mycéliums primaires de polarité différente (+ et –) de la même espèce. Le mycélium secondaire, issu de la rencontre, pourra se développer rapidement et produire des fructifications dès que la température et le taux d’humidité le permettront. Cette opération peut se réaliser très rapidement, d’où l’expression « pousser comme un champignon ». La majorité des espèces produisent des fructifications qui ne subsistent que 2 à 7 jours. Une fois les spores dispersées, les spécimens se décomposent très vite et peuvent disparaître comme ils sont apparus, en une semaine, sans laisser de traces.

Les champignons ne possèdent pas la capacité qu’ont les plantes de synthétiser leur propre nourriture grâce à l’énergie solaire. En effet, ils sont dépourvus de chlorophylle, une substance qui permet au règne végétal de capter l’énergie lumineuse produite par le soleil et de fabriquer des sucres à partir du carbone présent dans l’air. Pour cette raison, les champignons ont dû développer des habiletés particulières, de façon à pouvoir s’alimenter de manière différente.

Quel rôle jouent les champignons dans les écosystèmes?

Le mode de vie des champignons s’est orienté vers trois spécialisations : la symbiose, le saprophytisme et le parasitisme. Une grande partie des champignons qui poussent sur le sol en forêt sont intimement liés aux arbres par symbiose. Cette association, nommée mycorhize, se fait entre les extrémités des racines d’un arbre et l’appareil végétatif d’un champignon (voir le texte de C. Godbout sur les mycorhizes).

Le second mode de vie en termes d’importance chez les champignons sauvages est le saprophytisme. C’est le cas des espèces qui croissent sur les pelouses, le bois pourri, les excréments, etc. Dans ce cas, le rôle joué par le champignon en est un de décomposition. Il digère la matière organique et permet ainsi aux éléments nutritifs de retourner à la terre. Un phénomène parfois observé en forêt ou sur les pelouses chez les espèces saprophytes est le « rond de sorcière ». Le mycélium, qui épuise peu à peu les éléments nutritifs disponibles, tend à croître de façon égale vers la périphérie de manière à former un cercle. Celui-ci s’agrandit d’année en année et peut parfois atteindre plusieurs mètres de circonférence.

Enfin, les champignons peuvent aussi être parasites. Le parasitisme peut être de plusieurs types, allant de l’espèce qui s’attaque à un arbre en pleine santé, pour vivre ensuite à ses dépens sans le tuer, jusqu’à celle qui n’attaque que les arbres déjà malades et qui, par conséquent, hâte la mort de son hôte. Les espèces qui attaquent les arbres en santé sont surtout des champignons microscopiques. Les champignons macroscopiques sont, pour leur part, rarement des espèces parasites.

Où et quand peut-on trouver des champignons?

Une foule de paramètres influencent la fructification des champignons, et les raisons exactes de leur apparition subite ne sont connues qu’en partie. Il est certain que la température est le plus important de ces facteurs. Les champignons ne peuvent croître à une température située en-dessous du point de congélation ou supérieure à 40º C. Le deuxième paramètre en importance est l’humidité. Les champignons étant constitués à environ 90 % d’eau, il leur faut des conditions d’humidité assez élevées pour bien pousser. C’est pourquoi on en trouve surtout pendant les périodes de pluie.

Dans le sud du Québec, la saison des champignons s’étale en général de la mi-avril à la fin d’octobre. Au printemps, on ne retrouve qu’une centaine d’espèces dont des morilles, des mycènes, des coprins, etc. Ensuite, si l’été est pluvieux, de nombreuses espèces font leur l’apparition vers la mi-juillet ; il s’agit surtout de bolets, de russules et d’amanites. Parmi les espèces estivales, un grand nombre ne pousse que par temps chaud et humide et, si l’été est très sec, elles passeront leur tour et ne fructifieront que l’année suivante. Vient ensuite la saison des espèces automnales qui connaît son apogée vers la mi-septembre. C’est alors la période d’abondance ; on trouve d’innombrables espèces dont des lactaires, des cortinaires, des tricholomes et plusieurs autres. Les premières gelées viendront finalement mettre un terme à la saison mycologique, exception faite de quelques espèces tardives.

Bien choisir les endroits où aller à la recherche de champignons est tout aussi important que le choix du moment pour le faire. Ainsi, il faut savoir qu’en tout début de saison, c’est-à-dire de la mi-avril à la mi-mai, il y a très peu d’espèces dans les forêts denses. On en trouve plutôt à l’orée des bois, notamment sous les peupliers et les pins, en terrain sablonneux. À cette époque de l’année, ce sont surtout des champignons saprophytes. Plus tard dans la saison, de la mi-juillet à la mi-août, le meilleur endroit où chercher sont les forêts de feuillus essentiellement dominées par les chênes, les hêtres et les caryers ; on y rencontre beaucoup d’espèces mycorhiziennes. Finalement, au mois de septembre, les champignons abondent un peu partout, que ce soit dans les forêts denses ou les milieux ouverts ; mais c’est sous les conifères qu’on en découvre le plus, particulièrement sous les épinettes.

Le principal facteur qui incite parfois les gens à délaisser les champignons est que trop souvent ils choisissent mal l’endroit et le moment où faire la cueillette; ils se plaignent alors de la pénurie de spécimens… Il est important de comprendre qu’on ne trouve des champignons qu’en des endroits propices et lorsque les conditions météorologiques sont favorables. Ceux qui s’intéressent aux champignons mais ont peu de temps à leur consacrer devraient aller les ramasser au mois de septembre, quatre à dix jours après une période de forte pluie. C’est à ce moment que les champignons en mettent plein la vue… et que tous les mycologues sont heureux !

Portrait d’un champignon

 

Au fil des ans, le bulletin de liaison du Cercle, Le Mycologue, a publié un certain nombre de portraits de champignons, que nous vous offrons sur ce site. Ils ont tous été rédigés par le conseiller scientifique du Cercle, M. Yves Lamoureux, il y a un certain temps. Aussi verrez-vous quelques changements dans les noms français et latin, tous indiqués par une Note de la rédaction (NDLR). Indépendamment de l'évolution de la taxonomie, ces courts récits personnels sauront susciter votre intérêt.

Mis à part quelques clichés pris en nature par Jean Després, les photos sont tirées du fungarium du Cercle.

 

L’Amanite à grand voile (Amanita magnivelaris)

L’Amanite à grand voile est une espèce semblable à l’Amanite vireuse. Elle possède une volve membraneuse et un anneau dans le haut du pied. Toutes ses parties sont blanches chez les spécimens jeunes et frais.

La signification de son nom scientifique est incertaine. Selon le Dictionnaire historique de la langue française (Robert), le mot Amanita viendrait du nom du mont asiatique «Amanos», mais rien n’est certain… Quant à magnivelaris, cet épithète signifie grand (magni) voile (velaris), et décrit très bien l’anneau ample de cette belle espèce. Lire la suite...
 


L'Amanite de Jackson (Amanita jacksonii)

Il y a quelques années, le Cercle des mycologues de Montréal adoptait un des plus beaux champignons du Québec comme emblème, l’Amanite de Jackson, et en imprimait l’aquarelle de son ami peintre-maturaliste H. C. Jackson, en l’honneur de qui René Pomerleau a baptisé le champignon, sur ce qui allait devenir le «T-Shirt du Cercle». Lire la suite...

 


Le Bolet de Russel (Aureoboletus russellii)

Quelle rencontre inattendue que celle du Bolet de Russell ! Jusqu’à juillet dernier, on ne connaissait personne qui l’ait vue lors de la dernière décennie. Jean Després et moi avons alors fait l’heureuse trouvaille de cette remarquable espèce dans la région de Rawdon. Lire la suite...

 


La Collybie à pied velouté (Flammulina velutipes)

Vers la mi-mai, lorsque l’on visite les ormes morts encore debout, on découvre parfois assez haut sur les arbres, de belles touffes de champignons à lames: c’est la Collybie à pied velouté. Lire la suite...

 


Le Cortinaire à odeur de poire (Cortinarius traganus)

Le Cortinaire à odeur de poire est un champignon assez bien connu. Son nom scientifique, Cortinarius traganus , signifie « avec un rideau » (Cortinarius) et « des boucs » (traganus). Lire la suite...

 


Le Gyromitre commun (Gyromitra esculenta)

Le Gyromitre commun est un champignon printanier commun dans le sud du Québec. C’est un décomposeur qui croit en terrain sablonneux, dégagé, surtout sous le pin blanc et dans les bois en friche dominés par les bouleaux et les peupliers. Lire la suite...

 


Le Lactaire couleur de suie (Lactarius lignyotus)

Les lactaires sont des champignons facilement reconnaissables par le lait qui s’écoule de leur chair à la coupe. Parmi les espèces de ce genre qui sont communes au Québec, le Lactaire couleur de suie mérite l’attention. C’est une espèce mycorhizienne qui croît sous les épinettes et les sapins. Lire la suite...

 


Le Phallogastre en chausse (Phallogaster saccatus)

Le 6 juillet 1996, une semaine après un violent déluge de 100 mm de pluie, j’arpentais un vieux boisé d’érables de la ville de Sherbrooke. J’ai été frappé par une odeur tenace et plutôt désagréable : « Ça pue ici, il doit y avoir un phallus quelque part… » ai-je pensé. Lire la suite...

 


Le Tricholome de Davis (Tricholoma davisiae)

Le Tricholome de Davis est une espèce typiquement automnale. Pour le sud du Québec, cela signifie qu’il n’apparaît jamais avant la fin du mois d’août, et qu’il peut produire de nouvelles fructifications environ jusqu’à la mi-octobre. Quoi que non mentionné dans la Flore des champignons au Québec et son supplément, ce tricholome est assez commun dans la région de Montréal. Lire la suite...

 


La Russule de Peck (Russula peckii)

La Russule de Peck est une des rares espèces du genre qui peut facilement être identifiée sur le terrain. Son chapeau rouge sang et son pied rosé lui donne une beauté particulière. Mais c’est un caractère des lames qui la distingue des autres espèces de coloration semblable: elles sont érodées à l’arête. Lire la suite...

 


Le Bolet rouge sang (Rubroboletus rhodosanguineus)

(NDLR : anciennement Bolet à pores sanguins / Boletus rhodosangineus)

Le Bolet à pores sanguins est un champignon de bonne taille. Poussant même par temps sec, on le trouve avec le chêne rouge. Son chapeau est pourpre-rose, finement fibrilleux et son pied est jaune, pourpre rosé à la base. Lire la suite...

 


Le Lactaire hygrophore (Lactifluus hygrophoroides)

(NDLR : anciennement Lactarius hygrophoroides)

Le Lactaire hygrophore est un des plus beaux champignons des forêts décidues du Québec. On le trouve surtout dans la vallée du Saint-Laurent, où il croît au sol dans les bois de chênes, de hêtres et de caryers. Il fructifie de la fin juillet à la mi-septembre; c’est généralement vers la mi-août que nos chances de le rencontrer sont les meilleures. Lire la suite...


La Lépiote allongée (Macrolepiota elongata Y. Lamoureux nom. prov)

(NDLR : anciennement Lépiote à spores roses / Macrolepiota prominens ss. Y. Lamoureux)

On trouve parfois dans la région de Montréal une grande lépiote semblable à la Lépiote élevée. Un fait surprenant est la couleur de sa sporée : elle est rose! En effet, on caractérise généralement les lépiotes par leur sporée blanche, leur chapeau écailleux, leurs lames libres du pied, l’absence d’un voile général et la présence d’un voile partiel qui laisse souvent un anneau sur le pied. 

Notre grande lépiote est une espèce mal connue. En Europe, il en existe une dont la sporée présente une teinte de rose, Macrolepiota prominens, mais celle-ci possède des spores plus petites que la lépiote récoltée au QuébecLire la suite...

 


La Galérine marginée (Galerina marginata)

(NDLR : anciennement Galérine automnale / Galerina autumnalis)

La Galérine automnale est un champignon commun partout dans le sud du Québec. C’est une espèce saprophyte qui croît sur le bois de feuillus en décomposition. Même si on peut la définir comme un PCB (petit champignon brun), son abondance et sa toxicité méritent l’attention. Lire la suite...


La Chanterelle commune (Cantharellus enelensis)

(NDLR : anciennement Cantharellus cibarius)

La Chanterelle commune est un champignon des plus connus. Sa présence en abondance sur plusieurs continents et ses qualités gustatives sont certainement les deux facteurs qui l’ont rendue célèbre. Lire la suite...

 


Le Cèpe pourpré (Boletus separans)

(NDLR : anciennement Bolet à tubes séparés / Xanthoconium separans)

Au début du mois d’août, c’est le temps des bolets. Ceux et celles qui parcourent les chênaies peuvent y découvrir des champignons peu communs au Québec. Parmi ceux-ci, le Bolet à tubes détachés est une des plus belles espèces. On le reconnaît à son chapeau lilas ou pourpré au début, ses pores petits et ronds, blancs. Lire la suite...


L'Agaric de Cappelli (Agaricus cappellianus)

(NDLR : anciennement Psalliote fumée / Agaricus vaporarius)

Les psalliotes sont des champignons qui préfèrent les milieux ouverts aux forêts denses. On les reconnaît par leurs lames libres du pied, la présence d’un voile partiel, leurs lames brunes à maturité et leur sporée brun foncé. Elles sont saprophytes et la majorité d’entre elles sont plus attirées par les sols enrichis que par la litière des bois. Lire la suite...


Le Bolet bicolore (Baorangia bicolor)

(NDLR : anciennement Boletus bicolor)

Un des plus beaux bolets de notre flore est le Bolet bicolore (Boletus bicolor). Ce dernier est un champignon répandu dans l’est de l’Amérique du Nord. On le rencontre assez fréquemment au sud du Québec dans les forêts de feuillus. C’est une espèce mycorhizienne qui croît sous les hêtres et les chênes, aussi bien sur les sols sablonneux que sur les sols argileux. Lire la suite...


L'Entolome printanier (Entoloma vernum)

(NDLR : anciennement Nolanie printanière / Nolanea verna)

La Nolanie printanière est un des rares champignons à lames que l’on puisse rencontrer dès la mi-avril, alors que les mycophiles attendent patiemment, après un long hiver, la poussée des premières morilles. Son nom scientifique, Nolanea verna , signifie « petite cloche » (Nolanea ) et « du printemps » (verna ). Elle fait partie de la famille des entolomes. Lire la suite...


Le Polypore anamorphe (Postia  ptychogaster)

(NDLR : anciennement Polypore oursin)

Depuis une quinzaine d’années, on cueille à Rawdon un petit champignon qui pousse sur le bois et qui ressemble au premier coup d’oeil à une vesse-de-loup épineuse. Presqu’à tous les ans, durant la fin de semaine mycologique, quelqu’un en déposait sur les tables, sans trop savoir où le placer exactement. À défaut d’une meilleure identification, on le décrivait comme «quelque chose en formation», ce qui était plutôt vague! Lire la suite...


L'Entolome abortif (Entoloma abortivum)

(NDLR : anciennement Entolome avorté / Fibropilus abortivus (Berk. & Curt.) Y. Lamoureux nom. prov.)

La plupart d’entre vous connaissez probablement le champignon communément appelé l’«Entolome avorté». Il s’agit d’un champignon à lames, à sporée rose, qui fructifie très souvent accompagné de carpophores difformes, plus ou moins arrondis ou en forme de cerveau, de couleur blanchâtre, dont l’intérieur dégage une forte odeur de farine mouillée ou de concombre. Lire la suite...


L'Amanite fausse-brunnissante (Amanita submaculata)

(NDLR : anciennement Amanite fausse-brunnescens  / Amanita pseudobrunnescens Y. Lamoureux nom. prov.)

Il y a quelques années, deux mycophiles dynamiques du club de Québec, Serge Audet et Roland Labbé, portèrent à mon attention une amanite de grande taille qu’ils ne connaissaient pas. Cela eut lieu lors d’un week-end mycologique organisé par le Cercle des mycologues amateurs de Québec, près de St-Gabriel-de-Valcartier. Il s’agissait d’une amanite inconnue que je baptisé plus tars, à titre provisoire, l’Amanite fausse-brunnescens. Lire la suite...


Le Cortinaire verdissant (Cortinarius aff. subolivascens)

(NDLR : anciennement Corftinaire inopiné / Cortinarius inopinatus Y. Lamoureux nom. prov.)

Inopiné, en effet… jugez-en par vous-même : le 16 juin 2002, Jean Després arpentait une forêt dans la région de Chertsey. Il était tombé 10 cm de neige à cet endroit deux semaines auparavant, de quoi faire quelques trouvailles inattendues. À l’orée d’un bois mêlé de bouleaux, de pruches et de sapins, Jean trouve d’abord un beau Gyromitre bien frais. Un peu tardif, celui-là, mais la récente bordée de neige pouvait expliquer sa présence. Lire la suite...

 

Intoxication grave par un cortinaire, une première au Québec

 

Par Jean Després, Patrice Dauzet, Drs René Blais et Marylin T. Durivage

 

Au début d’août 2020, un pompier forestier a consommé quelques spécimens du Cortinaire roux (Cortinarius rubellus), une espèce potentiellement mortelle, dont l’identification a été formellement confirmée par Patrice Dauzet (voir annexe A). Voici la mésaventure du pompier racontée par lui-même. Elle sera suivie de son bilan médical par sa médecin, d’une description du Cortinaire roux, de la toxine qu’il contient et du syndrome qu’il occasionne. Des recommandations d’usage, des lectures suggérées et une liste des ressources suivront. Lire la suite...

Quand les tiques attaquent

par Patrice Dauzet

Après nos longs hivers, nous avons tous hâte au printemps de nous lancer sur les chemins en quête de nos légendaires morilles. Mais nous savons trop bien que c’est aussi le temps où les tiques fraîchement écloses attendent patiemment le passage de leur mammifère préféré, et qu’il est alors prudent de se couvrir de façon hermétique. 

Il arrive malgré tout à notre retour, après une inspection minutieuse de notre anatomie, que nous découvrions l’un de ces petits acariens avide de sang  ayant trouvé le moyen de se frayer un chemin vers notre épiderme tant convoité et qui s’y est solidement accroché.  Lire la suite...

Un champignon perce-neige

par Gwenaël Cartier 

C’est bien connu de tous les mycologues, souvent quand on s’accroupit pour observer un champignon, cette première étape devient le prélude à la découverte d’autres champignons que l’on n’avait pas encore vu du haut de nos grandes jambes. On passe et on repasse aux mêmes endroits et un jour… Hop ! On tombe sur la perle rare. Ainsi, à l’instar de la plupart de mes découvertes, celle de Mycena aprilis Y. Lamoureux nom. prov. s’est également faite en plusieurs étapes.   Lire la suite...